Radio, télévision et Histoire

09 novembre 2011

Allemagne 1918 (Arte, 11 novembre - 20h40)

Arte diffuse vendredi 11 novembre un téléfilm en deux parties (2010) de Bernd Fischerauer consacré à la chronique de la fin de la Grande Guerre en Allemagne, de la Révolution spartakiste avortée et de la signature amère du Traité de Versailles.

Le réalisateur a travaillé avec ses scénaristes sur des procès-verbaux, des journaux intimes et une myriade d'autres documents historiques. Au-delà de la précision documentaire de son film, il a su mettre en place une dramaturgie efficace qui, malgré la complexité de la situation et des événements, permet d'appréhender cette époque charnière de l'histoire de l'Allemagne où les dissensions, les tensions économiques et sociales, les alliances politiques contre-nature et les exigences excessives du traité de Versailles finiront par faire le lit du national-socialisme.

Première partie (88 mn)

Tandis que les négociations de l'armistice se préparent à Compiègne, des révoltes éclatent dans plusieurs villes allemandes, où des "conseils" se constituent sur le modèle des soviets. Des combats de rues éclatent dans les rues de Berlin. Le 9 novembre, le social-démocrate Scheidemann et le communiste Liebknecht proclament la République. Mais celle-ci est divisée dès le départ par des conflits multiples (entre sociaux-démocrates, corps francs, conseils, spartakistes, militaires et fonctionnaires) qui culminent le 15 janvier 1919 avec l'assassinat à Berlin de Rosa Luxemburg et de Karl Liebknecht. Le chancelier social-démocrate Ebert et son ministre de la Défense Noske font alliance avec les forces les plus réactionnaires de l'armée pour briser le mouvement révolutionnaire...

Deuxième partie (90 mn)

Le 7 mai 1919, les Alliés publient le projet de traité de paix qui deviendra le Traité de Versailles, rejetés dans un premier temps par tous les partis. D'âpres négociations commencent de part et d'autre. Les troupes alliées sont en état d'alerte au bord du Rhin, prêtes à entrer en Allemagne. Le maréchal Foch pose un ultimatum, les clauses ne sont pas négociables. Le 28 juin, la délégation allemande doit signer à contrecoeur ce qu'elle considère comme un diktat.

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16 octobre 2011

12 balles dans la peau pour Pierre Laval (France 3, lundi 17 octobre, 23h05)

France 3 rediffuse lundi 17 octobre à 23h05 le documentaire d'Yves Boisset (2009) consacré à Pierre Laval.

C’est en s’appuyant sur des archives souvent inédites que le film retrace la destinée complexe de Pierre Laval. En prologue et en épilogue sont reconstituées les heures tragiques du procès de Laval, de sa tentative de suicide et de son exécution.



La tragédie de Pierre Laval (incarné dans le film par Christophe Malavoy) n’est sans doute pas aussi linéaire que semblerait l’indiquer son exécrable réputation. Longtemps socialiste, on l’appelait dans les banlieues déshéritées " Pierrot, l’avocat des pauvres ". Et c’est son pacifisme acharné, - " Tout sauf la guerre ! " martelait-il inlassablement depuis 1918 - qui l’amena au choix funeste de la collaboration. Et la tragédie de Pierre Laval, c’est aussi celle de tout un pays devenu complice des crimes du régime nazi.

Dans sa politique de réconciliation nationale, le général de Gaulle se trouvait donc en 1945 dans l’obligation de le condamner à mort à l’issue d’un procès bâclé, et d’exiger son exécution à la sauvette dans la cour de la prison de Fresnes. L’exécution d’un moribond, ficelé au poteau pour qu’il puisse tenir debout après sa tentative de suicide au cyanure.

Source : site documentaires de France 3.

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01 octobre 2011

Combattants de l'ombre (Arte, 12-19-26 octobre 2012 - 20h40)

En octobre, Arte consacrera 3 mercredis soir à la diffusion d'une série documentaire en 6 épisodes de 52, réalisée par Bernard George. Le conseiller historique est Olivier Wieviorka enseignant à l'ENS de Cachan et spécialiste de la Résistance. Cette série a été coproduite par Cinétévé, Arte , l'ECPAD, Toute l'Histoire et la SNCF, en partenariat avec le ministère de la défense et des anciens combattants (SGA/DMPA).

 Tournée dans 14 pays d’Europe, cette série traite pour la première fois de l’histoire de la Résistance dans sa dimension européenne. Eclairés par le témoignage exceptionnel des derniers acteurs de l’époque, illustrés d’archives privées inédites et de minutieuses reconstitutions, ces films offrent un nouveau regard sur cette époque.

 

1. Les difficiles débuts de la Résistance (1939-1941)

De la Pologne à la Grèce, les nazis imposent un nouvel ordre politique qui règne bientôt sans partage sur tout le continent. Pourtant, aux quatre coins de l’Europe, des résistants se lèvent spontanément, pour des actions diverses, sans obéir à des mots d’ordre impulsés de l’extérieur…

 

2. La Résistance s'organise (1941-1942)

Quand le IIIe Reich envahit l’Union Soviétique, les communistes européens basculent dans la Résistance. Afin de poursuivre le combat sur le plan militaire, des organisations se constituent et cherchent le contact avec les Alliés. Parallèlement, d’autres formes de lutte se mettent en place comme la presse clandestine…

3. La Résistance face au génocide (1942-1943)

L’Allemagne accélère le processus d'extermination des Juifs d’Europe. La « solution finale » est amorcée. Face à ce phénomène, la
Résistance s’implique avec des réussites notoires ou des échecs cuisants. Dans le même temps, des Juifs refusent le sort qui leur
est fait, organisent leur survie et parfois prennent directement les armes…

4. La Résistance se radicalise (1943)

Après El-Alamein et Stalingrad, la défaite du IIIe Reich accède à l’ordre du possible. La résistance devient alors un moyen de préparer
la Libération à travers le combat des maquis et les sabotages. Par ailleurs, le service du travail obligatoire imposé par l’Allemagne,
dans la plupart des pays soumis à son joug, fait basculer une partie hésitante de la population qui désormais s’engage.

5. La Résistance dans la tourmente (1943-1944)

L’Allemagne intensifie la répression des résistants désormais considérés comme une menace. L’amélioration des techniques
policières d’infiltration conduit à des massacres systématiques ainsi qu’à la déportation massive des prisonniers
politiques. Mais la perspective d’un débarquement active tous les réseaux aussi bien dans la lutte armée que le renseignement…

6. Illusions et désillusions de la Résistance (1944-1945)

Durant les derniers mois avant la Libération, les attentes de la Résistance sont énormes. Mais entre conflits internes et
unification, la Résistance oscille. Une majorité espère que la Libération provoquera une nouvelle donne politique et
sociale. Une partie redoute le poids des communistes, mais les grands alliés, par leurs décisions, ont déjà réglé le sort de
bien des pays…

source : dossier de presse d'Arte Pro

Les médias en parlent :

Bernard George et Olivier Wierviorka seront les invités de l'émission "Downtown" sur France inter [émission réécoutable en ligne].

Bernard George est l'invité de Bruce Toussaint sur Europe 1 (vidéo en ligne). L'un des témoins de la série, Robert Maloubier, était également l'invité d'Europe 1.

 


Les combattants de l’ombre par Europe1fr

Arte propose un site dédié qui permet de découvrir les récits de 67 patriotes et anciens résistants venus de 17 pays d'Europe.

Vous pouvez prolonger cette série grâce à un coffret de 3 DVD, un livre et une exposition itinérante.

 

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01 mai 2011

Le 10 mai 1981, 30 après après...

Dimanche 24 avril, France 5, 22h05 : 1981, un été en rose et noir, un documentaire de Virginie Linhart.

'Le 10 mai 1981, François Mitterrand arrive au pouvoir avec sa jeune équipe, sa poignée de ministres communistes et sa volonté de changer la vie. L'euphorie règne dans les rangs de la gauche. C'est la première expérience socialiste depuis la naissance de la cinquième république. La France n'a rien de tel depuis le front populaire. On crie, on s'embrasse, on danse ; pour la première fois, c'est pour les "gens d'en bas" que les politiques vont gouverner. En donnant la parole tour à tour des anonymes, des ouvriers et des anciens responsables politiques, Virginie Linhart parvient à restituer cette atmosphère de fête irréelle dont même la droite reconnaît la "qualité exceptionnelle". [source : L'Express]