Radio, télévision et Histoire

Blog consacré aux documentaires et émissions à caractère historique (par Jean-Michel Guieu)

14 mai 2009

Histoire de la diplomatie française (France 5, lundi 18 mai, 20h35)

France 5 diffusera le lundi 18 mai à 20h35, la première partie d'un documentaire en 2 parties, intitulé "Histoire de la diplomatie française - Naissance de la diplomatie". Le second épisode " Histoire de la Diplomatie Française : de la puissance à l'influence" sera diffusé lundi 25 mai à 20h35.

Cette série documentaire inédite en 2 épisodes de 52' a été écrite par Jean Musitelli et Marie-Elise Beyne, réalisée par Marie-Elise Beyne et coproduite par JEM Productions et de la SFP, avec la participation de France 5, TV5 Monde, la chaîne Histoire, du CNC et du Ministère des Affaires étrangères et européennes.

La perspective adoptée est large puisque ce sont près de 5 siècles qui sont couverts, même si l'accent est placé sur la période la plus contemporaine. Ainsi que le déclare Jean Musitelli, "un patient travail de recherches a aussi été mené à l'Ina pour sélectionner des documents, sinon originaux du moins rarement montrés, à l'instar des images de ces « gueules cassées » conviées à assister à la Conférence de la paix en 1919. Concernant nos intervenants, nous avons aussi essayé de constituer un panel diversifié composé de diplomates professionnels, d'anciens ambassadeurs, d'historiens spécialisés et d'anciens ministres pour apporter points de vue et approches variés".

Jean Musitelli est diplômé de l’ENA et de Normale Sup. Ancien professeur de lycée à Montpellier, à Saint-Cyr l'École, puis à Rouen (1970-1976), Jean Musitelli a été affecté à sa sortie de l'ENA (1979, promotion, Michel de l'Hospital) à la direction Europe du ministère des Affaires étrangères (1979- 1981 ).

Premier secrétaire à l' ambassade de France à Rome de 1981 à 1984, il est ensuite appelé par François Mitterrand à l'Élysée. Le chef de l'État en fait son chargé de mission pour les affaires internationales. Jean Musitelli prend du grade en 1987. Il devient conseiller diplomatique. En 1989, il rejoint le Conseil d'État en qualité de maître des requêtes, puis est détaché auprès du ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas, en tant que conseiller. Il cumule cette fonction avec celle de vice-président de l'Institut du Monde Arabe (1990- 1993) et de porte-parole de la présidence de la République (1991-1995). Jean Musitelli retrouve les cabinets ministériels en 1997. Il est chargé de mission auprès du ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine ( 1997 -1998) tout en oeuvrant en qualité d' ambassadeur, délégué permanent de la France auprès de l'Organisation des Nations-Unies pour l'éducation, la science et la culture (1997- 2002).

Jean Musitelli est président de l'Autorité de régulation des mesures techniques (ARMT). Egalement, Président de l'Institut national du patrimoine depuis 2001, Jean Musitelli est aussi président de la commission spécialisée de terminologie et de néologie du ministère de l'Équipement et des Transports depuis mai 2005.

Jean Musitelli est Secrétaire général du conseil d'administration de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) et administrateur de l'Institut François Mitterrand.  Il a été affecté à sa sortie de l'ENA (1979, promotion, Michel de l'Hospital) à la direction Europe du ministère des Affaires étrangères (1979- 1981 ).

Premier secrétaire à l' ambassade de France à Rome de 1981 à 1984, il est ensuite appelé par François Mitterrand à l'Élysée. Le chef de l'État en fait son chargé de mission pour les affaires internationales. En 1987, il devient conseiller diplomatique. En 1989, il rejoint le Conseil d'État en qualité de maître des requêtes, puis est détaché auprès du ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas, en tant que conseiller. Il cumule cette fonction avec celle de porte-parole de la présidence de la République (1991-1995). Jean Musitelli retrouve les cabinets ministériels en 1997. Il est chargé de mission auprès du ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine ( 1997 -1998) tout en oeuvrant en qualité d' ambassadeur, délégué permanent de la France auprès de l'Organisation des Nations-Unies pour l'éducation, la science et la culture (1997- 2002).

Jean Musitelli distingue 3 grandes périodes dans l'histoire de la diplomatie française :

"La première s'étend du règne de François Ier à la révolution de 1789. Elle voit notre diplomatie, la première à s'être dotée d'outils professionnels, mise au service d'une course à la prédominance. Il s'agit de rivaliser avec les autres grandes puissances européennes que sont alors l'Angleterre, l'Autriche-Hongrie puis la Prusse. Ce premier temps est marqué par une interaction permanente entre le diplomatique et le militaire.

La deuxième couvre une partie du XIXe siècle jusqu'à 1914. La France, qui ne peut plus s'imposer comme première puissance mondiale, a besoin de stabilité pour accompagner l'essor de la nouvelle société bourgeoise. Sa diplomatie va donc contribuer à assurer, par la négociation, le maintien d'un équilibre de paix propice au commerce.

La dernière période, qui démarre avec la fin de la Première Guerre mondiale, est placée sous le sceau de la mondialisation : le terrain de la diplomatie est devenu celui de la planète tout entière. La France va dès lors s'attacher à monter des systèmes d'alliances durables avec ses voisins pour démultiplier son influence sur la scène internationale". (source : France 5)

Pour en savoir plus,  page wiki de France 5.

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04 mai 2009

Négociations secrètes, Staline, les Nazis et l'Occident (France 3, jeudi 7 et vendredi 8 mai, 23H)

A l'occasion de l'anniversaire de l'armistice du 8 mai 1945, France 3 diffuse un docu-fiction/documentaire en deux parties (2 x 1 h 30 min) qui s’intéresse aux coulisses de la seconde guerre mondiale et aux liens bien surprenants que Staline a entretenus avec les dirigeants alliés et ennemis.  Cette collection documentaire a été écrite, réalisée et produite par Laurence Rees, réalisé par  Andrew Williams [coproduction : BBC - KCET Hollywood - France Télévision].

Avec : Aleixei Petrenko (Joseph Staline), Bob Gunton (Franklin Roosevelt), Paul Humpoletz (Winston Churchill)

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Présentation de France 3 : "Grâce à des archives et des documents récemment mis à jour en Allemagne, Grande-Bretagne, Russie, Pologne et États-Unis, les véritables conversations et rencontres secrètes que Staline a menées avec Roosevelt, Churchill et Hitler, sont ici reconstituées de manière très fidèle. Des archives encore inédites, et des témoignages exclusifs, comme ceux de quelques membres de la police secrète de Staline, qui n’avaient jamais parlé devant une caméra, viennent s’ajouter aux scènes reconstituées. Comportant des révélations majeures sur les grandes décisions prises pendant la Deuxième Guerre mondiale, de part et d’autre des lignes de combat, cette série documentaire montre ce qui s’est réellement passé derrière les portes fermées du bureau de Staline, et qui a déterminé la suite de l’histoire du monde".

Voir la bande annonce (site France 3)

JEUDI 7 MAI - PREMIERE PARTIE : 1939 - 1943

En 1939, moins de deux semaines avant le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale, le ministre des Affaires étrangères de l’Allemagne nazie, Joachim von Ribbentrop, se rend en Union Soviétique pour négocier un accord avec Staline. La signature d’un pacte de non-agression entre l’Allemagne et l’Union soviétique en surprend plus d’un, les communistes soviétiques autant que les fascistes allemands. Dans une tentative de satisfaire son allié secret, Staline donne alors aux Nazis une base dans le nord de l’Union Soviétique pour les aider à faire une traversée navale clandestine vers le Pacifique.

Pourtant, en juin 1941, avec l’offensive allemande contre l’Union soviétique, Staline se tourne vers un nouvel allié, Winston Churchill...

Articulé autour d’entretiens exclusifs avec des vétérans survivants d’origine russe, polonaise, américaine et britannique et basé en partie sur des recherches uniques et approfondies sur les archives russes récemment ouvertes, cette première partie illustre le lien subtil et souvent périlleux qui a scellé l’alliance entre l’Ouest et Staline. En 1943, ce lien est profondément ébranlé par la découverte par les Allemands des fosses communes des officiers polonais massacrés par Staline à Katyn en 1940 ; un crime que Staline va cacher à ses Alliés.

VENDREDI 8 MAI - DEUXIEME PARTIE : 1943 - 1945

En 1944, les Soviétiques commencent à reprendre le territoire de Pologne orientale qu’ils avaient occupé trois ans auparavant.
Les Alliés occidentaux décident de négocier avec Staline sur l’avenir de la Pologne.
Les Britanniques mettent en place des actions politiques. En laissant à Staline ce qu’il souhaite, à savoir les territoires de l’Est de la Pologne, Churchill pense qu’il sera ensuite plus coopératif pour la mise en place d’un gouvernement indépendant pour la nouvelle Pologne.
Mais après la révélation de nouvelles atrocités soviétiques, contrairement à ce que de nombreux britanniques et américains voulaient croire, Staline apparaît comme un personnage plus impitoyable que jamais...

Grâce à des archives uniques, disponibles depuis la chute du communisme, cet épisode révèle comment et pourquoi l’alliance occidentale commence à se briser au moment où les Alliés déploient les derniers efforts qui vont les mener à la victoire (source : France3.fr).

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22 avril 2009

Le 90e anniversaire de la Société des Nations (France Inter, jeudi 23 avril à 13h30)

Jean-Michel Guieu sera l'invité de Patrice Gélinet, le jeudi 23 avril de 13h30 à 14h00, pour évoquer "La Société des Nations".

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Présentation de l'émission par Patrice Gélinet :

« Il faudra constituer une association générale des nations visant à offrir des garanties d’indépendance et d’intégralité territoriale, aux grands comme aux petits états. » Woodrow Wilson, président des Etats-Unis 8 janvier 1918

Il y a 90 ans, le 28 avril 1919 à Paris, les vainqueurs de la 1ère guerre mondiale décidaient la création d’une organisation internationale sans précédent dans l’histoire : la S.D.N.,la Société ses Nations. Son principal objectif, empêcher une guerre comme celle qui venait de ravager l’Europe. L’idée n’était pas nouvelle. Mais le carnage de la Grande Guerre l’avait rendue à la fois urgente et indispensable. Elle était reprise par le président des Etats-Unis, Woodrow Wilson qui, le 8 janvier 1918, devant le Congrès, avait défini les 14 conditions sur lesquelles selon lui devait reposer la paix future. Non plus sur la diplomatie traditionnelle fondée sur les rapports de force, mais sur une organisation internationale garantissant la sécurité collective de tous les Etats. Il ne restait plus qu’à lui donner un nom. Ce sera celui qu’un juriste français avait trouvé en imaginant dans un livre une juridiction internationale qui s’appellerait la Société des Nations. Il s’appelait Léon Bourgeois et avant même que la guerre ne soit finie, il travaillait déjà sur l’organisation dont il fut un des pères fondateurs.  [Source : site de 2000 ans d'histoire ]

Réécouter l'émission sur le site de France Inter.

Jean-Michel Guieu est l'auteur d'un ouvrage consacré aux militants français pour la Société des Nations : Le Rameau et le Glaive, paru en 2008 aux Presses de sciences-Po. 

Pour se replonger dans cette époque, il faut visiter de site qui héberge une très grande collection de photos de la Société des Nations.

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11 avril 2009

Einsatzgruppen, les commandos de la mort (France 2, jeudi 16 avril, 22 h 55 et jeudi 23 avril, 23 h 00)

France 2 diffuse, dans sa case "INFRAROUGE" du jeudi en 2e partie de soirée, un documentaire inédit (en deux parties, de 90' chacune) de Michaël Prazan, consacré à une Shoah méconnue, la Shoah par balles, perpétrée par les Einsatzgruppen.

La première partie du documentaire (diffusée le jeudi 16 avril), Les Fosses (juindécembre 1941), rend compte du basculement dans la violence génocidaire qui enclenche la mise en oeuvre de la « solution finale ».

La 2e partie, intitilée Les Bûchers (1942-1945), diffusée le jeudi 23 avril, retrace l'intensification du génocide et suit les tentatives d’effacement des traces et le destin des criminels jusqu’aux procès d’après guerre.

À travers des images d’archives inédites, des analyses d’historiens et surtout des récits de témoins du crime, rares survivants et leurs bourreaux, recueillis dans les pays baltes, en Ukraine, en Allemagne, en Israël et aux États-Unis, ce documentaire en deux parties révèle la réalité terrible et méconnue de l’extermination par fusillades de près d’un million et demi de juifs en Europe orientale entre juin 1941 et 1945.

 

Historien, chercheur au CNRS et directeur de l’Institut de l’histoire et du temps présent, Christian Ingrao intervient dans le film de Michaël Prazan. Il est notamment l’auteur de «Violence de guerre et génocide. Le cas des Einsatzgruppen en Russie».

Lire le dossier spécial consacré à ce documentaire par le site Télédoc (document pdf).

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25 mars 2009

Paris 1919 - Un traité pour la paix (Arte, mercredi 1er avril, 20h45)

Ce documentaire réalisé par Paul Cowan (90') présente un mélange d'archives rares (pour la plupart jamais vues) et de scènes fictionnées.

Fondé sur le travail de l'historienne Margaret MacMillan - arrière-petite-fille de David Lloyd George -, "Paris 1919" offre une plongée saisissante dans le huis clos de la conférence de la Paix.

Le récit s'appuie sur le travail d'historiens, mais aussi sur la correspondance et les journaux de plusieurs participants à la conférence. Grâce à eux, on comprend vite que faire la paix n'était pas plus facile que faire la guerre.

Paris_1919

Pour en savoir plus :

Un compte rendu de lecture de l'ouvrage de Margaret MacMillan (site persée)

Le site officiel du film "Paris 1919"

Une excellente série de documentaires sur TSR (SUISSE) diffusée en février 2009 revient sur la fin de la première guerre mondiale et le traité de paix de Versailles. L'émission du vendredi 20 février 2009 était consacrée à une rencontre avec le réalisateur Paul Cowan, l'auteur du documentaire Paris 1919.  On peut réécouter cette émission en ligne .

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06 février 2009

A droite toute (France 3, dimanche 8 février, 20h35)

La montée de l'extrême droite française de 1935 à 1939 à travers l'histoire de l'industriel Salmon, fondateur des automobiles, et de sa famille. Devant la menace que représente pour lui le Front Populaire, Salmon rejoint "la cagoule", un mouvement d'extrême droite dirigé par Deloncle. Ces hommes, tous anticommunistes et antisémites, s'organisent dans l'ombre pour renverser la République en espérant le soutien de l'armée. Mais le complot est découvert et, au ministère de l'intérieur, le directeur de cabinet Max Dormoy révèle à la presse l'existence de la conspiration...

A droite toute - Bernard-Pierre Donnadieu

Le réalisateur Marcel Bluwal déclare : "J’ai décidé de prendre à rebrousse-poil la représentation de 36 et de dire ce qui s’était passé de l’autre côté. L

es éléments de fiction sont tous inspirés de ma propre expérience et de mes souvenirs d’enfant [...] Dans le débat sur l’existence ou pas d’un fascisme français, disons que je suis plutôt du côté de Zeev Sternhell que de Pierre Milza" (source Télédoc).

Pour en savoir plus sur le débat qui mobilise les historiens sur la question du fascisme français, nous vous conseillons cet article "Retour sur le fascisme français", dont vous trouverez une critique sur le blog de Pierre Assouline.

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28 octobre 2008

Pourquoi et comment je suis devenu historien (André Versailles Editeur)

Dix-neuf historiens racontent, de manière personnelle, ce qui les a amenés à devenir historien : hasard, rencontre, lecture d'un livre, etc.
Ce livre a été publié "à l’occasion de la création des éditions André Versaille, pour le plaisir de l’éditeur et de ses amis".

Vous y découvrirez les témoignage de

  • Jean-Jacques Becker
  • Pascal Ory
  • Claude Mossé
  • Pierre Milza
  • Joël Kotek
  • Jean-Noël Jeanneney
  • Marc Ferro
  • Gérard Chaliand
  • Serge Berstein
  • Nicole Bacharan
  • Maurice Vaïsse
  • Lionel Richard
  • Eric J. Hobsbawm
  • André Kaspi
  • Élie Barnavi
  • Fabrice d'Almeida
  • Jean-Christophe Attias
  • Esther Benbassa.

Cet ouvrage est hors commerce et uniquement disponible en ligne.

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20 octobre 2008

Maréchal, nous voilà? (France 2, jeudi 23 octobre, 23h05)

France 2 diffusera jeudi 23 octobre (23h05) un documentaire (2008) écrit par l'historien Denis Peschanski consacré à la propagande de Vichy. Dès 1940 en effet, le maréchal Philippe Pétain a multiplié les opérations de communication afin de diffuser les principes de ce qu'il appellait la «révolution nationale». Rejet du parlementarisme, antisémitisme d'Etat et retour à la terre n'en sont que les aspects les plus connus. L'idéologie officielle du régime mis en place par Pétain n'a pas empêché le vieil homme de conserver son aura positive dans l'opinion française de l'époque.

L'historien Denis Peschanski et de nombreux témoins tentent de mettre en évidence les grands axes de la propagande pétainiste ainsi que les structures qui ont permis sa diffusion.

Le film retrace l’organisation et l’influence réelle ou supposée du système de propagande vichyste autour de la personnalité du maréchal Pétain et des principaux thèmes défendus par les tenants de la collaboration.

"Très pédagogique, le film s’appuie sur les affiches, fort nombreuses, les films d’archives des voyages de Pétain en province, ainsi que sur plusieurs témoignages d’anonymes et de moins anonymes (Simone Veil, Claude Sarraute, Emmanuel Le Roy Ladurie) qui ont vécu cette période. De l’analyse de ces documents, Denis Peschanski et Jorge Amat montrent à la fois sur quels fonds idéologiques et sur quelle symbolique reposait le « système Pétain », comment et par qui était structurée cette propagande et surtout comment elle fut reçue par «l’opinion publique » française. Leur travail rend compte de la réalité des faits évoqués, mais aussi du travail de l’historien, cet incessant aller-retour entre les questions qu’il se pose, ses hypothèses et les réponses qu’il trouve dans les sources" (Source : Télédoc - v

oir dossier du CNDP en ligne (téléchargement gratuit).

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05 octobre 2008

Le Journal d'Anne Frank (France 2, mardi 7 octobre 2àh50)

Anne Frank, dont le Journal intime tenu avant sa déportation et sa mort à Bergen-Belsen en mars 1945 est l'udes livres les plus lus au monde, est au centre d'une soirée spéciale mardi 7 octobre sur France 2.

France 2 diffuse en effet, en première partie de soirée, un téléfilm britannique (BBC, 95 mn, 2008) de Jon Jones, "Le Journal d'Anne Frank" qui reconstitue les deux années passées dans la clandestinité par la famille Frank et ses amis jusqu’à leur arrestation en août 1944.

"Adapté du journal intime  d’Anne Frank, le film relate sa vie clandestine passée dans une cachette  qu’elle a partagée avec sa famille et quatre autres personnes  de juin 1942 à août 1944, à Amsterdam. Fidèle aux écrits d’Anne, le film nous  restitue les pensées intimes  de la jeune adolescente, la  description de la vie dans l’Annexe, l’ennui et  les privations qui ponctuent les journées tandis que dehors les juifs sont arrêtés  et acheminés vers les camps de la mort. Anne Frank confie ses premiers émois amoureux, consigne ses  conflits avec sa mère, ses peurs et ses espoirs, et affirme avec certitude que son avenir s’accomplira dans  l’exercice de l’écriture. Cette vie arrêtée a pour nous la valeur d’un témoignage sur l’atrocité que fut la Shoah pour des millions de juifs" (source : Télédoc).

Selon Le Monde.fr, citant une dépêche AFP,  le "film se distingue des autres productions car il s'appuie sur les écrits du journal. Le producteur John Smithson est en effet parvenu à convaincre le Fonds Anne-Frank de lui céder les droits intégraux du texte. L'annexe, où les Frank, les Van Pels et le dentiste Fritz Pfeffer se sont cachés, a été reconstituée très fidèlement grâce à une collaboration étroite avec la Maison d'Anne Frank à Amsterdam. Chaque pièce a été reproduite à l'identique en studio, avec l'ameublement, les papiers peints et surtout l'exiguïté de l'espace. Interprété par des acteurs britanniques très convaincants, le film se veut une adaptation moderne, où Anne Frank n'est pas présentée comme une sainte mais comme une adolescente rieuse, espiègle et intelligente. "Les jeunes téléspectateurs découvriront en Anne Frank une adolescente moderne animée des mêmes préoccupations que les leurs, des mêmes frustrations. La rendre plus proche de nous, c'est aussi souligner la terrible absurdité de sa mort", explique Elinor Day, productrice".

Télérama souligne : "Il faut un sacré culot - et une louable volonté pédagogique - pour adapter à l'écran un monument tel que Le Journal d'Anne Frank. Cette tentative de reconstituer les deux années de réclusion passées par Anne Frank, sa famille et leurs amis dans une cachette pour échapper aux rafles nazies mise sur une extrême fidélité. Fidélité au texte, dont les extraits judicieusement choisis alimentent des dialogues et, surtout, le récit de la narratrice-héroïne. Fidélité à la réalité de l'Annexe (le nom donné à la cache), minutieusement reconstituée. Jusqu'à Ellie Kendrick, d'une troublante ressemblance avec Anne Franké".

Le téléfilm sera suivi de la diffusion du documentaire de Christophe Weber et Laurent Portes (2008, produit par MFP, 52 min), intitulé, "Anne Frank, l'après-journal".

Commençant au moment où finit le téléfilm, il s’appuie sur les documents d’archives – photographies, films, documents sonores, notamment des extraits d’interviews accordées par Otto Frank dans les années 1960 – et donne la parole à des témoins qui ont connu Anne et sa famille ainsi qu’à des spécialistes, pour rappeler les différents temps forts de cette histoire : le destin des occupants de l’Annexe depuis leur arrestation jusqu’à leur mort  quelques mois plus tard; le périple d’Otto Frank d’Auschwitz à Amsterdam; la difficile publication du Journal, en 1947, de la confidentialité au succès planétaire ; les remises en cause, à différentes époques, de l’authenticité du journal par les négationnistes ; les expertises effectuées afin d’authentifier les manuscrits, la dernière et la plus sérieuse ayant été menée en 1986" (souce Télédoc).

Pour prolonger cette soirée, voici quelques liens utiles :

Le site officiel de la maison d'Anne Frank (Amsterdam)

Centre de ressources Anne Frank (Cidem)

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03 octobre 2008

Portraits de 4 artisans de la construction européenne (France culture, La fabrique de l'Histoire, du 6 au 9 octobre)

A l'occasion des Rendez-vous de l'Histoire à Blois, France culture consacre 4 émissions spéciales aux "artisans de l'Europe" du lundi 6 au jeudi 9 octobre 2008 de 9h05 à 10h.

Ils ont tous connu les débuts de l'Europe des Six et ont participé, au plus haut niveau, à sa construction ou à l'entrée de leur propre pays dans la Communauté. Ces artisans livrent leur rapport au passé, rappellent que celui-ci était signe de tragédie pour leur génération d'après-guerre et insistent sur la volonté de renouveau et de rupture avec une histoire des relations internationales marquée par qui les animait.

Lundi : Max Kohnstamm, ancien secrétaire particulier de la reine Wilhelmine des Pays-Bas, qui rejoignit dès le début des années 50 Jean Monnet et dirigea dans les années 70 l'Institut Universitaire Européen de Florence.

Mardi : Etienne Davignon, ancien vice-président de la Commission européenne. Il fût le chef de cabinet du ministre belge des Affaires étrangères, Paul Henrti Spaak, un des pères de l'Europe.

Mercredi : Bino Olivi : Après une formation de juriste en Italie, il rejoignit la Commission européenne à Bruxelles, dont il devint porte-parole pendant dix-sept ans.

Jeudi : Sir Michaël Palliser : Après un poste de diplomate à Paris entre 1956 et 1960, il rejoint le cabinet du premier ministre britannique Harold Wilson puis revient comme second de l'ambassade britannique à Paris et rejoindre Bruxelles lors des négociations finales pour l'entrée de son pays en Europe.

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