Pendant quatre jours, du lundi 17 au jeudi 20 septembre 2007, la fabrique de l'Histoire, émission quotidienne d'histoire diffusée chaque matin de 09 heures05 à 10 heures0 sur France Culture, revient sur l'histoire politique de la capitale des Gaules.

Elle remontera chronologiquement les années en partant, lundi du témoignage de notre grand témoin, l'avocat André Soulier, qui débuta sa carrière politique au milieu des années 50, en suivant Mendès France, avant de devenir premier adjoint de Lyon dans les années 70. Il nous donnera sa vision de ce qui apparaît comme une spécialité de Lyon, un certain type de compromis politique.

Lundi 17 septembre
André Soulier, député européen, avocat au barreau de Lyon depuis 1959, en direct évoquera l'héritage politique de la grande métropole rhodanienne depuis Edouard Herriot, élu maire en 1905, jusqu'à Raymond Barre, en s'arrêtant sur les faits et éléments constitutifs de l'identité lyonnaise. Quels sont les liens entre l'émergence de la métropole et les perspectives d'une grande région, les défis socio-économiques auxquels firent face les différents acteurs de la ville.
Herriot marqua de son empreinte l'installation de nombreuses infrastructures, hôpitaux, écoles, logements sociaux  ou bien encore le stade de Gerland.
 
Mardi 18 septembre
Un documentaire d'Emmanuel Laurentin réalisé par Marie-Christine Clauzet.
Un documentaire d'une heure s'intéressera au développement de Lyon dans les années 60 et 70, sous la houlette de Louis Pradel, et son goût avoué pour le bêton. Celui-ci, adjoint aux Beaux-Arts d'Edouard Herriot, fut nommé maire à la mort de ce dernier et  dirigea la ville jusqu'en 1976. Pendant ces dix-neuf années, il lança un programme de grands travaux, de logements et de voierie, aidé en cela par un Etat modernisateur qui supporta la création du tunnel de
Fourvière, l'invention du quartier de la Part-Dieu et de l'échangeur de Perrache.
Mais il dût faire face également à un des premiers mouvements citoyens de défense du patrimoine avec l'association qui protégea le Vieux Lyon, menacé de destruction. Grâce aux témoignages de nombreux acteurs de cette période, la Fabrique de l'Histoire tente de rendre compte d'une période de modernisation et d'agrandissement de l'agglomération lyonnaise. Avec les témoignages de Régis Neyret, Michel Nicolas, Pierre-Yves Tesse, Georges
Vauzeilles, Jacques Rey, Charles Delfante, Jacques Bonnet.

Mercredi 19 septembre
La fabrique de l'histoire diffusera de longs extraits de deux discours d'Edouard Herriot datant de 1947 (la triple gloire de Lyon) et de 1950 (Hommage à Beethoven au profit de la maison du combattant de la Libération) et les
éclairera en évoquant la culture classique de l'homme politique clé de la III ème République que fut Edouard Herriot.
Mathias Bernard, agrégé d'histoire, ancien élève de l'Ecole normale supérieure, professeur d'histoire contemporaine à l'université ClermontFerrand -II, interviendra dans ce contexte. Il est l'auteur de la guerre des droites (de
l'affaire Dreyfus jusqu'à nos jours), édition Odile Jacob, qui vient de paraître récemment.

Jeudi  20 septembre
Le débat historiographique, enregistré à Lyon le lundi 17 septembre entre 20 heures et 21 heures, remontera jusqu'à la révolution et au XIXème siècle pour interroger les particularités de la pratique politique lyonnaise.
Avec Ludovic Frobert, chargé de recherche au CNRS, responsable du programme d'édition critique et de recherche  sur « La presse ouvrière à Lyon au début de la Monarchie de Juillet ».
Bruno Benoit, professeur d'histoire contemporaine à l'université Lumière Lyon. Auteur de « La Lyonnitude. Dictionnaire critique et historique » et « L'identité politique de lyon entre violences collectives et mémoire des élites ».
Etienne Fouillloux, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Lumière-Lyon où il a dirigé le Centre d'histoire religieuse André-Latreille. Ses travaux portent sur l'histoire intellectuelle et spirituelle des christianismes.