22 avril 2009
Le 90e anniversaire de la Société des Nations (France Inter, jeudi 23 avril à 13h30)
Jean-Michel Guieu sera l'invité de Patrice Gélinet, le jeudi 23 avril de 13h30 à 14h00, pour évoquer "La Société des Nations".

Présentation de l'émission par Patrice Gélinet :
« Il faudra constituer une association générale des nations visant à offrir des garanties d’indépendance et d’intégralité territoriale, aux grands comme aux petits états. » Woodrow Wilson, président des Etats-Unis 8 janvier 1918
Il y a 90 ans, le 28 avril 1919 à Paris, les vainqueurs de la 1ère guerre mondiale décidaient la création d’une organisation internationale sans précédent dans l’histoire : la S.D.N.,la Société ses Nations. Son principal objectif, empêcher une guerre comme celle qui venait de ravager l’Europe. L’idée n’était pas nouvelle. Mais le carnage de la Grande Guerre l’avait rendue à la fois urgente et indispensable. Elle était reprise par le président des Etats-Unis, Woodrow Wilson qui, le 8 janvier 1918, devant le Congrès, avait défini les 14 conditions sur lesquelles selon lui devait reposer la paix future. Non plus sur la diplomatie traditionnelle fondée sur les rapports de force, mais sur une organisation internationale garantissant la sécurité collective de tous les Etats. Il ne restait plus qu’à lui donner un nom. Ce sera celui qu’un juriste français avait trouvé en imaginant dans un livre une juridiction internationale qui s’appellerait la Société des Nations. Il s’appelait Léon Bourgeois et avant même que la guerre ne soit finie, il travaillait déjà sur l’organisation dont il fut un des pères fondateurs. [Source : site de 2000 ans d'histoire ]
Réécouter l'émission sur le site de France Inter.
Jean-Michel Guieu est l'auteur d'un ouvrage consacré aux militants français pour la Société des Nations : Le Rameau et le Glaive, paru en 2008 aux Presses de sciences-Po.
Pour se replonger dans cette époque, il faut visiter de site qui héberge une très grande collection de photos de la Société des Nations.
03 octobre 2008
Portraits de 4 artisans de la construction européenne (France culture, La fabrique de l'Histoire, du 6 au 9 octobre)
A l'occasion des Rendez-vous de l'Histoire à Blois, France culture consacre 4 émissions spéciales aux "artisans de l'Europe" du lundi 6 au jeudi 9 octobre 2008 de 9h05 à 10h.
Ils ont tous connu les débuts de l'Europe des Six et ont participé, au plus haut niveau, à sa construction ou à l'entrée de leur propre pays dans la Communauté. Ces artisans livrent leur rapport au passé, rappellent que celui-ci était signe de tragédie pour leur génération d'après-guerre et insistent sur la volonté de renouveau et de rupture avec une histoire des relations internationales marquée par qui les animait.
Lundi : Max Kohnstamm, ancien secrétaire particulier de la reine Wilhelmine des Pays-Bas, qui rejoignit dès le début des années 50 Jean Monnet et dirigea dans les années 70 l'Institut Universitaire Européen de Florence.
Mardi : Etienne Davignon, ancien vice-président de la Commission européenne. Il fût le chef de cabinet du ministre belge des Affaires étrangères, Paul Henrti Spaak, un des pères de l'Europe.
Mercredi : Bino Olivi : Après une formation de juriste en Italie, il rejoignit la Commission européenne à Bruxelles, dont il devint porte-parole pendant dix-sept ans.
Jeudi : Sir Michaël Palliser : Après un poste de diplomate à Paris entre 1956 et 1960, il rejoint le cabinet du premier ministre britannique Harold Wilson puis revient comme second de l'ambassade britannique à Paris et rejoindre Bruxelles lors des négociations finales pour l'entrée de son pays en Europe.
21 mai 2008
«Mars 1953, on pleure le camarade Staline» (France culture, mardi 27 mai à 9h05)
Dans le cadre de la Fabrique de l'Histoire, Aurélie Luneau et Marie-Christine Clauzet proposeront le mardi 27 mai 2008 un documentaire intitulé «Mars 1953, on pleure le camarade Staline».
Le 4 mars 1953, à 6h30, Radio Moscou diffuse un communiqué de l’agence Tass : « un grand malheur est tombé sur l’URSS. Iossif Vissarionovitch Staline a été victime d’une hémorragie cérébrale qui a atteint les régions vitales du cerveau ». Le 6 mars, à 4 heures du matin, la nouvelle tombe comme un coup de tonnerre pour de nombreux soviétiques et sympathisants du monde entier : Staline est mort. Dès lors, dans la plupart des pays, des célébrations, des manifestations, des hommages sont organisés pour saluer l’homme de la seconde guerre mondiale, le vainqueur du nazisme et celui que beaucoup considérait comme un libérateur. En France, le gouvernement décrète la mise en berne des drapeaux pendant deux jours et une minute de silence. A Moscou, un million de personne converge vers le centre de la ville pour honorer une dernière fois la dépouille de celui que l’on affublait de qualificatifs louangeurs tels « notre père à tous », « le bâtisseur intrépide de la société socialiste », « le guide » qui va être pleuré partout et va susciter des émotions populaires extraordinaires. Retour sur ces premiers jours du mois de mars 1953, avec les témoignages de Pierre Joxe, dont le père Louis Joxe était au poste d’ambassadeur de France à Moscou, l’historienne Lilly Marcou, jeune lycéenne à Bucarest, Pierre Juquin, alors étudiant à Münich et Madeleine Gatinel-Quéré, alors militante à la CGT-La poste de Périgueux.
Nicolas Werth, directeur de recherche au CNRS. Il est notamment l'auteur de La terreur et le désarroi. Staline et son système, paru en 2007 aux Éditions Perrin et, dans la collection « Que sais-je ? », de l'Histoire de l'Union soviétique, de Lénine à Staline (n° 2963).
13 septembre 2007
Lyon en politique (La Fabrique de l'Histoire, France culture, du 17 au 21 septembre)
Pendant quatre jours, du lundi 17 au jeudi 20 septembre 2007, la fabrique de l'Histoire, émission quotidienne d'histoire diffusée chaque matin de 09 heures05 à 10 heures0 sur France Culture, revient sur l'histoire politique de la capitale des Gaules.
Elle remontera chronologiquement les années en partant, lundi du témoignage de notre grand témoin, l'avocat André Soulier, qui débuta sa carrière politique au milieu des années 50, en suivant Mendès France, avant de devenir premier adjoint de Lyon dans les années 70. Il nous donnera sa vision de ce qui apparaît comme une spécialité de Lyon, un certain type de compromis politique.
Lundi 17 septembre
André Soulier, député européen, avocat au barreau de Lyon depuis 1959, en direct évoquera l'héritage politique de la grande métropole rhodanienne depuis Edouard Herriot, élu maire en 1905, jusqu'à Raymond Barre, en s'arrêtant sur les faits et éléments constitutifs de l'identité lyonnaise. Quels sont les liens entre l'émergence de la métropole et les perspectives d'une grande région, les défis socio-économiques auxquels firent face les différents acteurs de la ville.
Herriot marqua de son empreinte l'installation de nombreuses infrastructures, hôpitaux, écoles, logements sociaux ou bien encore le stade de Gerland.
Mardi 18 septembre
Un documentaire d'Emmanuel Laurentin réalisé par Marie-Christine Clauzet.
Un documentaire d'une heure s'intéressera au développement de Lyon dans les années 60 et 70, sous la houlette de Louis Pradel, et son goût avoué pour le bêton. Celui-ci, adjoint aux Beaux-Arts d'Edouard Herriot, fut nommé maire à la mort de ce dernier et dirigea la ville jusqu'en 1976. Pendant ces dix-neuf années, il lança un programme de grands travaux, de logements et de voierie, aidé en cela par un Etat modernisateur qui supporta la création du tunnel de
Fourvière, l'invention du quartier de la Part-Dieu et de l'échangeur de Perrache.
Mais il dût faire face également à un des premiers mouvements citoyens de défense du patrimoine avec l'association qui protégea le Vieux Lyon, menacé de destruction. Grâce aux témoignages de nombreux acteurs de cette période, la Fabrique de l'Histoire tente de rendre compte d'une période de modernisation et d'agrandissement de l'agglomération lyonnaise. Avec les témoignages de Régis Neyret, Michel Nicolas, Pierre-Yves Tesse, Georges
Vauzeilles, Jacques Rey, Charles Delfante, Jacques Bonnet.
Mercredi 19 septembre
La fabrique de l'histoire diffusera de longs extraits de deux discours d'Edouard Herriot datant de 1947 (la triple gloire de Lyon) et de 1950 (Hommage à Beethoven au profit de la maison du combattant de la Libération) et les
éclairera en évoquant la culture classique de l'homme politique clé de la III ème République que fut Edouard Herriot.
Mathias Bernard, agrégé d'histoire, ancien élève de l'Ecole normale supérieure, professeur d'histoire contemporaine à l'université ClermontFerrand -II, interviendra dans ce contexte. Il est l'auteur de la guerre des droites (de
l'affaire Dreyfus jusqu'à nos jours), édition Odile Jacob, qui vient de paraître récemment.
Jeudi 20 septembre
Le débat historiographique, enregistré à Lyon le lundi 17 septembre entre 20 heures et 21 heures, remontera jusqu'à la révolution et au XIXème siècle pour interroger les particularités de la pratique politique lyonnaise.
Avec Ludovic Frobert, chargé de recherche au CNRS, responsable du programme d'édition critique et de recherche sur « La presse ouvrière à Lyon au début de la Monarchie de Juillet ».
Bruno Benoit, professeur d'histoire contemporaine à l'université Lumière Lyon. Auteur de « La Lyonnitude. Dictionnaire critique et historique » et « L'identité politique de lyon entre violences collectives et mémoire des élites ».
Etienne Fouillloux, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Lumière-Lyon où il a dirigé le Centre d'histoire religieuse André-Latreille. Ses travaux portent sur l'histoire intellectuelle et spirituelle des christianismes.
24 mai 2007
Sur les chemins du pacifisme français (France culture, la fabrique de l'Histoire, semaine du 28 mai 2007)
La FABRIQUE DE L'HISTOIRE (France Culture 9h05) s'intéressera du lundi 28 mai au vendredi 1er juin 2007 à l'histoire du pacifisme français, sujet trop rarement abordé par les médias.
Par cette série d'émissions intitulée « Sur les chemins du pacifisme à la française », Aurélie Luneau et Christine Robert proposent, sous la forme de quatre documentaires, de remonter le temps du pacifisme en France, à travers des rencontres humaines inédites et parfois insolites, des extraits d'archives sonores de l'époque, des parcours de personnes connues, et d'inconnus qui se mêlent aux témoignages de célèbres défenseurs de la paix comme Paul Langevin, Jean Giono, Romain Rolland, Jean Jaurès, Jean-Paul Sartre, Lanza del Vasto, Louis Lecoin, le général de Bollardière, l'amiral Sanguinetti, le professeur Monod....
Le lundi :
Volet 1 : « La guerre en Héritage » s'intéresse aux prémisses de cette lutte contre la guerre en France jusqu'au début de la seconde guerre mondiale. A travers les propos de jeunes témoins des années 30-40 et grâce aux éclairages
d'un historien de la grande guerre, Nicolas Offenstadt, nous entrons dans l'ère de la 'guerre à la guerre' tout en évoquant aussi le syndrôme de Münich.
Le mardi :
Volet 2 : "A nous la colombe", couvre la période d'après seconde guerre mondiale jusqu'à la fin des années 50, (en pleine guerre froide) et dépeint une période au cours de laquelle le mouvement de la paix et le parti communiste entendaient être les leaders de la paix, même si d'autres mouvements se battaient alors contre les méfaits de la guerre, notamment des guerres coloniales.
Le mercredi :
Volet 3 : "Objection pour la paix" est consacré à des portraits d'hommes et de femmes qui, entre 1955 et le début des années 70, se sont opposés à l'armée et à la mobilisation en se réclamant de l'objection de conscience. C'est tout le
combat pour l'obtention d'un statut d'objecteur de conscience et son amélioration.
Le jeudi :
Volet 4 : « La paix, c'est la vie » porte essentiellement sur la guerre contre les armements et le nucléaire, depuis la lutte contre l'extension du camps militaire du Larzac (1971-1981) aux combats contre les pershings américains et
les SS 20 soviétiques déployés en Europe au début des années 80.
Avec les témoignages de militants du Mouvement de la Paix, Hélène Langevin, Jacques Le Dauphin, Jean Ridoux, Henri Martin, d'acteurs de l'Union pacifiste comme André Bernard et Maurice Montet, l'avocat Jean-Jacques de Félice, les journalistes engagés Isabelle et Jean-Louis Soulier, le socialiste Robert
Verdier, le libre penseur Pierre Roy, le général Jean Cot, Simone de Bollardière, des combattants de la non violence (le MAN) tels Jean-Marie Müller et Christian Mellon, des acteurs du mouvement chrétien Pax Christi comme Michel
Rouget et Jean-Pierre Guérend, le militant communiste François Le Guay, Albert Jacquart, Bernard Ravenel (ancien du PSU, fondateur du Codene), et l'historien de la grande guerre Nicolas Offenstadt.
15 avril 2007
Quitter le pouvoir (France Culture, "La fabrique de l'histoire" du 16 au 19 avril 2007)
Lundi 16 avril : Grand témoin
André Gadaud, ministre plénipotentiaire honoraire, président du conseil
d'administration du Musée Rodin, ancien ambassadeur et ancien chef du Protocole.
Mardi 17 avril : La Fuite à Varennes
Balade radiophonique de Perrine Kervran et Véronik Lamendour
La nuit du 21 juin 1791 Louis XVI et sa famille quittent clandestinement le palais des Tuileries pour rejoindre les frontières Est du pays…Cette fuite qui sera arrêtée à Varennes par les forces révolutionnaires marquera durablement l’opinion et sera vécue à la fois comme une trahison, et comme un abandon…Cette fuite créera également un précédent important : une vacance du pouvoir et de fait, un gouvernement sans roi…
A la lumière de cette fuite à Varennes, on peut détailler les étapes qui ont peu à peu mis fin à la monarchie en la désacralisant. Du retour calamiteux de la famille royale à Paris, ramenée de force dans une ville hostile et silencieuse, à la fusillade du champ de mars suite aux manifestations qui demandaient pour la première fois la destitution du roi, en passant par les deux assauts contre les tuileries les 20 juin et 10 aout 1792, qui ont obligé le roi à demander la
protection de l’assemblée avant d’être destitué, puis fait prisonnier et enfin guillotiné place de la révolution…
Des Champs Elysées, au jardin des Tuileries en passant par la place de la Concorde avec Cécile Berly, Jean Clément Martin, et Jean-Christian Petitfils.
Mercredi 18 avril : « De Gaulle à Baden » (1ère diffusion : 01/06/98) Le 29 mai 1968, Paris venant de connaître de nouvelles journées d’émeutes et s’apprêtait le matin même à voir défiler une immense manifestation du Parti
Communiste. Mai 68 continuait.Le Général De Gaulle, accompagné de son épouse, quittait Paris pour une
destination inconnue. Alors que certains de ses proches pensaient qu’il avait rejoint La Boisserie, ils s’aperçurent très vite qu’il n’en était rien.
Il avait rejoint Baden-Baden en hélicoptère, où il devait rencontrer le général Massu. Le soir même, il était de retour à Paris. Pourquoi le Chef de l’Etat a-t-il quitté Paris ? A-t-il fui les évènements de 68 ? Allait-il prendre conseil auprès du chef des forces françaises en Allemagne ? Est-ce là-bas qu’il a préparé le discours télévisé du lendemain et organisé la grande manifestation de soutien au régime du lendemain ? Avec Michel Jobert, Bernard Tricot, le préfet Grimaud, le général de la Motte, l’amiral Flohic, Georges Gorse, général Jacques de Witasse, Général Bernard Philiponnat. Jeudi
19 avril : Quand le président s’en va Un documentaire de Perrine Kervran et Véronik Lamendour
Que dire et comment le dire lorsque l’on quitte la présidence de la république ? Qu’ont laissé comme souvenirs dans la mémoire collective les discours de départ de Vincent Auriol, René Coty, du général de Gaulle, de Valery Giscard d’Estaing ou de François Mitterrand ? Pourquoi certains choisissent de parler, de dresser leur bilan et de dire au revoir, quand certains décident de ne rien dire…Qu’est ce qui se cache derrière cette figure imposée du départ de l’Elysée…Retour sur les départs et leurs circonstances avec les journalistes politiques : Michel Cotta, Claude Estier,
Jean Pierre Farkass et Georges Suffert…De l’appel de Coty à De Gaulle, au communiqué de départ du général en passant par la mort de Pompidou, la chaise vide de Giscard ou les derniers vœux de Mitterrand. Finalement ce qui reste ce sont des images et des petites phrases…
07 janvier 2007
Histoire des radios libres sur France Culture
LA FABRIQUE DE L’HISTOIRE consacrera du lundi 8 janvier au vendredi 12 janvier 2006 sa semaine à l'
Histoire des Radios Libres
Le Lundi : Grand témoin
Jean-Michel Galabert, ancien Conseiller d’état et président de la Commission consultative des radios locales privées (1982-1985).
Le mardi : mémoire de groupe - Radio Libertaire
- Le 1er septembre 1981, les anars s’emparent des ondes, documentaire proposé par Amélie Meffre, réalisée par Christine Robert.
Dans le foisonnement des radios libres qui voit le jour au début des années 1980, Radio Libertaire, émanation de la Fédération anarchiste, va s’imposer coûte que coûte sur la bande FM. La détermination des animateurs bénévoles comme le soutien sans faille des auditeurs auront raison des brouillages et saisies multiples. A l’antenne, aux côtés des chroniques syndicales, des émissions consacrées aux femmes ou aux prisonniers, une part belle est faite à la chanson française, avec comme figure de proue, Léo Ferré.
Alors que peu à peu, les premières radios se font de moins en moins libres et disparaissent, Radio Libertaire est toujours présente 25 ans après sa création. Avec les témoignages de Floréal Melgar, un des fondateurs de Radio Libertaire, Jacques Lesage de la Haye, animateur depuis 1989 de « Ras les murs », émission consacrée aux prisons et la chanteuse Bernadette Rollin. Ce documentaire sera suivi d’une rencontre avec Claude Pennetier, historien, chercheur CNRS, responsable d'un programme sur les militants au CNRS.
Le mercredi : Grand discours « Le Festival de la FM »
Emission proposée par Anaïs Kien, réalisée par Christine Robert
Manifestation unique en son genre, le Festival de la FM connaît quatre éditions : du 31 mai au 3 juin 1982 à Paris, du 18 au 21 juin 1983 à Toulouse et du 1er au 4 juin 1983 ainsi que du 30 mai au 2 juin 1985 à La Rochelle.
Le festival de la FM est fondé et organisé par l’association Banque de Programme. Présidée par Patrick de Villacampa, cette organisation a pour objectif de favoriser les rencontres et les échanges entre les radios locales privées françaises dans un premier temps, puis étend son action aux radios francophones dans un deuxième temps. L’activité de l’association se distribue en trois secteurs principaux qui se confirment et se spécialisent au fil des ans :
la production et la co-production d’émissions radiophoniques, l’organisation d’un marché des programmes et la sollicitation de la production radiophonique afin d’enrichir son catalogue, enfin la sauvegarde de la mémoire des radios. Le Festival de la FM est également le lieu de débats et de rencontres entre les radios locales privées et les entreprises et collectivités qui s’affirment de plus en plus nombreux chaque année. Les thèmes des discussions qui y ont lieu recoupent les principales préoccupations de ces radios et leur évolution au cours de cette période. L’évocation de cette manifestation aujourd’hui oubliée nous permet d’aborder les problèmes soulevés par les radios locales privées et leur développement par les radios elles-mêmes mais également par les institutions qui se sentent concernées par l’évolution de ce secteur, les relations entretenues entre les radios et celles qu’elles entretiennent avec leurs programmes, leur statut, leur avenir. La troisième édition du festival a lieu à un moment charnière de l’histoire des radios. Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le 4 avril, le président de la République a annoncé une modification législative prochaine visant à autoriser la publicité sur l’antenne des radios locales privées. Ainsi, pour sa quatrième édition le Festival de la FM prend une ampleur tout autre. La possibilité offerte de bénéficier de ressources publicitaires est porteuse d’espoir pour nombre de stations quant à leur avenir et leur ambition contrariée
jusqu’ici par le manque de moyens. L’intérêt des annonceurs et des industries se trouve accru vis-à-vis des RLP qui s’apprêtent à ouvrir un nouveau marché publicitaire. L’autorisation de la publicité produit une véritable césure et
amorce une course pour le partage du gâteau publicitaire de la FM.
L’effet Mitterrand mériterait d’être coté en bourse. Si l’on est bon vendeur, une radio sur Paris peut se négocier plus de quatre millions de francs ! On se bouscule donc du 1er au 4 juin 1984 pour assister à l’évènement. Toutefois, l’arrivée de la publicité sur les ondes locales pose problème aux stations. Les réactions des radios sont très diverses. Les unes continuent à penser que seul le statut associatif garantit l’indépendance et la liberté tandis que les autres peaufinent des montages financiers, occultes jusqu’alors, ou seulement à l’état de projet élaboré dans l’espoir d’une ouverture du secteur. Cependant, le débat ne répond pas aux attentes des radioteurs. Les intervenants ne paraissent pas être au fait de leur situation. Déçus, les représentants des stations qui sont par ailleurs venus bien moins nombreux que prévu au festival, instaurent un festival « off, comme à Avignon ». Le marathon radiophonique qui fait figure de « one-woman-show » de Supernana, ancienne animatrice de la radio non autorisée Carbone 14, au micro de radio La Rochelle, antenne officielle du festival est largement saluée par la presse de gauche et les radios présentes. Arrogante et provocatrice, elle rappelle la vocation alternative que s’étaient données les radios libres originellement.
Avec Jean-Michel Rodes, Patrick Villacampa et Supernana. Ce documentaire sera suivi d’une rencontre avec Patrice Flichy, professeur de sociologie à l’Université de sociologie à l’université de Marne-la-vallée et directeur de la revue Réseaux.
Le jeudi : débat historiographique avec
- Thierry Lefebvre, historien des sciences, du cinéma et des médias, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 7, chercheur au CREDHESS (Centre de recherches et d’études en droit,
histoire, économie et sociologie du social, Paris 1) et au CRECI (Centre de recherche sur la communication et l’image, Paris 7). - Ingrid Hayes, historienne (doctorante d’histoire, Paris 1) : travaille sur Radio Lorraine Cœur d’Acier (1979-1980), radio de contestation au temps du monopole d’Etat.
- Jean-Jacques Cheval, maître de conférence à l'Université Michel de Montaigne - Bordeaux III. Il collabore au Centre d'Etudes des Médias à la Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine, auteur notamment de « Les radios en France : histoire, état, enjeux » (Apogée, sept. 1997).
- Robert Prot, historien, a travaillé dans la production expérimentale de radio et de télévision : Centre d'études de radio-télévision, Service de la recherche de l'ORTF, Institut National de l'Audiovisuel. À partir de 1981, il est secrétaire de la Commission des radios locales privées, puis membre des Comités techniques radiophoniques du CSA (Paris, puis Marseille). L'un des trois fondateurs du Comité d'Histoire de la Radio-diffusion, il a publié divers ouvrages sur l'audiovisuel, auteur notamment de Dictionnaire de la radio : 75 années de radiodiffusion (PUG, 1998).
29 novembre 2006
Histoire de l'orthographe (France Culture, la Fabrique de l'Histoire, du lundi au vendredi, 9H00)
LA FABRIQUE DE L'HISTOIRE : du lundi 4 décembre au vendredi 8 décembre 2006 :
Histoire de l'orthographe
Le lundi 4 décembre
Grand témoin : André Goosse, grammairien belge né en 1926.
Gendre de Maurice Grevisse, il réédite et met à jour l'ouvrage de ce dernier, Le Bon Usage, docteur de philosophie et lettres, professeur de philologie romane à l'Université catholique de Louvain, membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises et du Conseil international de la langue française.
Le mardi :
Mémoire de groupe Les dictionnaires
Une émission de Anaïs Kien, réalisée par Marie-Christine Clauzet: A quoi sert un dictionnaire ?
Le lexicographe Alain Rey, le journaliste Michel Friedman et Evelyne Igual, institutrice, répondent à cette question en fonction de leur univers professionnel.
Ce reportage sera suivi d'une rencontre avec Jean Pruvost, historien, Professeur à l'Université de Cergy-Pontoise, où il enseigne la lexicologie et la lexicographie et dirige un laboratoire consacré aux dictionnaires et à leur histoire, sur l'histoire des dictionnaires de Nicot au Robert.
Le mercredi :
Une promenade radiophonique de Anaïs Kien, réalisée par Marie-Christine Clauzet
« La langue française de Villers-Côtterets à la dictée de Mérimée »
Aujourd'hui dans la Fabrique de l'histoire nous vous proposons un parcours dans l'histoire de la langue française. De l'ordonnance de Villers-Cotterets de 1539 qui impose l'usage du françoys dans les actes administratifs et judiciaires à la légende de la dictée de Mérimée, lorsque le débat orthographique s'introduit dans les salons de la cour du Second Empire, quelles ont été les évolutions des règles du bon usage de la langue française ?
Balade radiophonique proposée par Anaïs Kien en compagnie de Mireille Huchon (professeure et directrice du département de langue française à l'université de Paris IV-Sorbonne), Nicolas Le Roux (Historien, maître de conférence à l'université de Paris IV - Sorbonne), Elisabeth Caude (conservateur des appartements au château de Compiègne) et Catherine Stervino ( Office de tourisme de Villers-Cotterets).
Le jeudi, débat historiographique :
- Susan Baddeley, maître de conférences à l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.
- Frédéric Barbier, directeur de recherche au CNRS et directeur d'études à l'École pratique des hautes études. Il a notamment publié : Trois cents ans de librairie et d'imprimerie, L'Europe et le livre, Les Trois révolutions du livre, Histoire des médias et Histoire du livre. Il dirige le Centre de recherche en histoire du livre et est rédacteur en chef de Histoire et civilisation du livre : revue internationale.
- Jean-François Chanet, professeur d'histoire contemporaine à l'université Charles-de-Gaulle - Lille-III et membre de l'Institut universitaire de France.
Le vendredi :
Actualité de l'histoire et de la mémoire
28 novembre 2006
2000 ans d'histoire (France Inter, 13h30)
- > lundi 4 décembre
le Parti Communiste Français sous la IVème République avec Yves Santamaria
- > mardi 5 décembre
La Fayette avec Gonzague Saint-Bris
- > mercredi 6 décembre 2006
La chute de Rome avec Catherine Salles
- > jeudi 7 décembre 2006
Robert Schumann avec Michel Schneider
- > vendredi 8 décembre 2006
Antonin Artaud avec Florence de Mèredieu
23 novembre 2006
2000 ans d'histoire (France Inter, 13h30)
La semaine prochaine dans "2000 ans d'histoire" (France Inter, 13h30)
> lundi 27 novembre
Malcolm X avec Philippe Godard
> mardi 28 novembre
France-Liban avec Gérard D. Khoury
> mercredi 29 novembre
Tintin avec Jean-Marie Apostolidès
> jeudi 30 novembre
Shakespeare avec Claude Mourthé
> vendredi 01 décembre 2006
Les années Montmartre avec Dan Franck