Radio, télévision et Histoire

Blog consacré aux documentaires et émissions à caractère historique (par Jean-Michel Guieu)

05 octobre 2009

L'affaire Kravchenko (Arte, mercredi 7 octobre 2009 - 20h45)

Arte diffuse dans le cadre des "mercredis de l'Histoire" le documentaire inédit de Bernard George, écrit avec Emmanuel Blanchard, d'après L'Affaire Kravtchenko, de Nina Berberova (France, 2009)

(Présentation Arte.tv:) La guerre froide à Paris, à travers le procès spectaculaire qui, en 1949, opposa un célèbre dissident soviétique à des intellectuels communistes français.
En 1949, à Paris, Victor Kravchenko, dignitaire soviétique passé à l'Ouest et auteur du best-seller J'ai choisi la liberté, attaque en diffamation le journal communiste Les lettres françaises, qui l'a violemment dénigré dans ses colonnes. Dans une salle d'audience bondée de journalistes, Kravchenko a fait venir des témoins qui racontent pour la première fois la famine en Ukraine, les purges staliniennes et, quinze ans avant Soljenitsyne, l'enfer des camps soviétiques. Face à lui, soutenu par Moscou, le journal communiste a réuni témoins et intellectuels (comme le physicien et Prix Nobel Frédéric Joliot-Curie ou l'écrivain Vercors) qui, en ordre de bataille, s'acharnent à nier l'évidence. Dans ces années d'après-guerre, le Parti communiste français est le "parti des fusillés", le symbole de la Résistance... Parmi les journalistes qui tiennent la chronique judiciaire du procès, une jeune auteure russe : Nina Berberova. C'est sur ses textes que le film s'appuie pour dérouler le récit d'un procès spectaculaire.

Durant trois mois et sous les yeux du monde, la 17e chambre correctionnelle de Paris est le théâtre de la guerre froide : goulag contre avenir radieux du prolétariat, histoires vécues contre discours officiel... Deux représentations du monde s'affrontent dans ce procès qui met en scène un homme exubérant, imbu de lui-même, persuadé d'avoir gain de cause sur les intellectuels communistes français qui l'accusent de ne pas être l'auteur de son livre. Retraçant jour après jour le déroulement des audiences, grâce essentiellement à des archives photographiques (traitées en 3D), Bernard George propose parallèlement une passionnante réflexion sur l'engagement communiste : à travers les témoignages de Pierre Daix, ancien rédacteur en chef des Lettres françaises, Dominique Desanti, à l'époque journaliste dans la presse communiste, Claude Lefort, alors collaborateur des Temps modernes, ou encore Edgar Morin, membre du PCF jusqu'à son exclusion dans les années 50, le réalisateur tente de comprendre par quels mécanismes insidieux on pouvait rester aveugle devant la vérité du stalinisme.

Pour en savoir plus :

- Un article de Charlotte Cachin-Liébert consacré au procès Kravchenko sur le site de L'Histoire.

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28 août 2009

3 septembre 1939, la déclaration (France 3, lundi 31 août 2009, 23h05)

France 3 propose lundi 31 août à 23h05 un documentaire franco-britannique de 90' réalisé par Martina Hall (2009) qui  retrace le déroulement du dimanche fatidique où la guerre fut déclarée.

Grâce aux témoignages de ceux qui l'ont vécu, de part et d'autre de la Manche, c'est un précieux travail de documentation qui en ressort.

Pour les autorités comme pour le commun des mortels, la tension fut grande. C'est l'occasion de revivre avec précision la session de minuit de l'Assemblée nationale, la déclaration de guerre de l'Angleterre suivie de celle de la France, l'évacuation de Strasbourg, le premier acte d'agression des Allemands.

Michèle Morgan, Lady Soames, fille de Winston Churchill, Bernard de Gaulle, neveu du Général, Alain Mimoun, médaillé olympique et héros de guerre, le réalisateur Richard Attenborough racontent, avec émotion, leurs souvenirs.

L'avis de François Ekchajzer (Télérama) : "Il arrive que, en une seule journée, le monde bascule d'une époque dans une autre. C'est le cas du 3 septembre 1939 : le lendemain, Britanniques et Français se réveillèrent engagés contre l'Allemagne nazie. Dans ce documentaire programmé trois jours avant le 70e anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale, Martina Hall retrace le déroulement de ces vingt-quatre heures, articulant son récit autour de témoignages de femmes et d'hommes « ordinaires », de quelques personnalités (comme Michèle Morgan ou le cinéaste Richard Attenborough) et d'enfants (ou de petits-enfants) d'acteurs majeurs de ce jour historique, comme Jean Daladier ou Francis Chamberlain.

Efficacement menée, la chronique multiplie les anecdotes personnelles avec un sens du vécu et un goût du détail très britanniques... au point d'en négliger certaines considérations historiques essentielles. Sans doute les faiblesses du documentaire tiennent-elles à son projet même. Focalisé sur la journée du 3 septembre 1939, il peine à prendre la hauteur nécessaire à la pleine compréhension des circonstances politiques de cette déclaration de guerre". Source : Télérama, Samedi 29 août 2009.

L'avis de Téléobs : "C'est une triste journée pour nous tous, et pour moi plus que pour aucun autre. Tout ce pour quoi j'ai oeuvré, tout ce en quoi j'ai espéré, tout ce en quoi j'ai cru au cours de ma vie d'homme public s'est effondré.» C'est par ces mots qu'Arthur Neville Chamberlain, Premier ministre britannique, annonce à la Chambre des communes l'expiration, à 11 heures, de l'ultimatum adressé à l'Allemagne. Quelques minutes plus tard, une sirène d'alerte retentit dans les rues de Londres. Heure par heure, la réalisatrice revient sur ce dimanche de septembre 1939 où la Seconde Guerre mondiale a éclaté. Dès le matin, les grandes villes sont évacuées. A quelques kilomètres de la frontière allemande, 150 000 Strasbourgeois partent se réfugier en Dordogne, par peur des bombardements. A Londres, des centaines d'enfants sont envoyés dans les campagnes environnantes. En France, même si l'ultimatum adressé à l'Allemagne n'expire qu'à 17 heures, tous se préparent déjà à la guerre. Les hommes valides se pressent dans les gares pour rejoindre leur caserne d'affectation. Marie-Jeanne Perrier, fille du compositeur Robert Perrier, se rappelle les adieux muets de ses parents sur les quais de la gare de Châtellerault. Dans les colonies aussi, on se mobilise. Alain Mimoun, futur médaillé olympique, s'engage en fin d'après-midi dans la Légion étrangère à Oran, «à 18 ans moins trois mois». C'est à travers ce genre de témoignages que ce documentaire fait revivre les premières heures du conflit. Tous sont partagés entre incrédulité et prise de conscience que quelque chose de terrible est en train d'advenir. Pierre Lefranc, futur préfet et chef de cabinet du général de Gaulle, apprend ainsi la nouvelle de l'entrée en guerre dans le train. Il se rappelle une passagère qui s'est alors empressée de se remaquiller. «Le contraste entre cette nouvelle dramatique et cette jeune femme qui, par réconfort, se passait du rouge à lèvres m'a beaucoup ému. Je me suis demandé : mais où sera-t-elle dans six mois, et où serai-je moi-même ?» De l'autre côté de l'Europe, les Polonais, envahis quelques jours plus tôt, laissent éclater leur joie devant les ambassades britannique et française. Car en cette fin de journée, de Londres à Paris en passant par Varsovie, tous sont persuadés que les soldats seront rentrés pour Noël". (source : Teleobs)

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14 mai 2009

Histoire de la diplomatie française (France 5, lundi 18 mai, 20h35)

France 5 diffusera le lundi 18 mai à 20h35, la première partie d'un documentaire en 2 parties, intitulé "Histoire de la diplomatie française - Naissance de la diplomatie". Le second épisode " Histoire de la Diplomatie Française : de la puissance à l'influence" sera diffusé lundi 25 mai à 20h35.

Cette série documentaire inédite en 2 épisodes de 52' a été écrite par Jean Musitelli et Marie-Elise Beyne, réalisée par Marie-Elise Beyne et coproduite par JEM Productions et de la SFP, avec la participation de France 5, TV5 Monde, la chaîne Histoire, du CNC et du Ministère des Affaires étrangères et européennes.

La perspective adoptée est large puisque ce sont près de 5 siècles qui sont couverts, même si l'accent est placé sur la période la plus contemporaine. Ainsi que le déclare Jean Musitelli, "un patient travail de recherches a aussi été mené à l'Ina pour sélectionner des documents, sinon originaux du moins rarement montrés, à l'instar des images de ces « gueules cassées » conviées à assister à la Conférence de la paix en 1919. Concernant nos intervenants, nous avons aussi essayé de constituer un panel diversifié composé de diplomates professionnels, d'anciens ambassadeurs, d'historiens spécialisés et d'anciens ministres pour apporter points de vue et approches variés".

Jean Musitelli est diplômé de l’ENA et de Normale Sup. Ancien professeur de lycée à Montpellier, à Saint-Cyr l'École, puis à Rouen (1970-1976), Jean Musitelli a été affecté à sa sortie de l'ENA (1979, promotion, Michel de l'Hospital) à la direction Europe du ministère des Affaires étrangères (1979- 1981 ).

Premier secrétaire à l' ambassade de France à Rome de 1981 à 1984, il est ensuite appelé par François Mitterrand à l'Élysée. Le chef de l'État en fait son chargé de mission pour les affaires internationales. Jean Musitelli prend du grade en 1987. Il devient conseiller diplomatique. En 1989, il rejoint le Conseil d'État en qualité de maître des requêtes, puis est détaché auprès du ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas, en tant que conseiller. Il cumule cette fonction avec celle de vice-président de l'Institut du Monde Arabe (1990- 1993) et de porte-parole de la présidence de la République (1991-1995). Jean Musitelli retrouve les cabinets ministériels en 1997. Il est chargé de mission auprès du ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine ( 1997 -1998) tout en oeuvrant en qualité d' ambassadeur, délégué permanent de la France auprès de l'Organisation des Nations-Unies pour l'éducation, la science et la culture (1997- 2002).

Jean Musitelli est président de l'Autorité de régulation des mesures techniques (ARMT). Egalement, Président de l'Institut national du patrimoine depuis 2001, Jean Musitelli est aussi président de la commission spécialisée de terminologie et de néologie du ministère de l'Équipement et des Transports depuis mai 2005.

Jean Musitelli est Secrétaire général du conseil d'administration de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) et administrateur de l'Institut François Mitterrand.  Il a été affecté à sa sortie de l'ENA (1979, promotion, Michel de l'Hospital) à la direction Europe du ministère des Affaires étrangères (1979- 1981 ).

Premier secrétaire à l' ambassade de France à Rome de 1981 à 1984, il est ensuite appelé par François Mitterrand à l'Élysée. Le chef de l'État en fait son chargé de mission pour les affaires internationales. En 1987, il devient conseiller diplomatique. En 1989, il rejoint le Conseil d'État en qualité de maître des requêtes, puis est détaché auprès du ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas, en tant que conseiller. Il cumule cette fonction avec celle de porte-parole de la présidence de la République (1991-1995). Jean Musitelli retrouve les cabinets ministériels en 1997. Il est chargé de mission auprès du ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine ( 1997 -1998) tout en oeuvrant en qualité d' ambassadeur, délégué permanent de la France auprès de l'Organisation des Nations-Unies pour l'éducation, la science et la culture (1997- 2002).

Jean Musitelli distingue 3 grandes périodes dans l'histoire de la diplomatie française :

"La première s'étend du règne de François Ier à la révolution de 1789. Elle voit notre diplomatie, la première à s'être dotée d'outils professionnels, mise au service d'une course à la prédominance. Il s'agit de rivaliser avec les autres grandes puissances européennes que sont alors l'Angleterre, l'Autriche-Hongrie puis la Prusse. Ce premier temps est marqué par une interaction permanente entre le diplomatique et le militaire.

La deuxième couvre une partie du XIXe siècle jusqu'à 1914. La France, qui ne peut plus s'imposer comme première puissance mondiale, a besoin de stabilité pour accompagner l'essor de la nouvelle société bourgeoise. Sa diplomatie va donc contribuer à assurer, par la négociation, le maintien d'un équilibre de paix propice au commerce.

La dernière période, qui démarre avec la fin de la Première Guerre mondiale, est placée sous le sceau de la mondialisation : le terrain de la diplomatie est devenu celui de la planète tout entière. La France va dès lors s'attacher à monter des systèmes d'alliances durables avec ses voisins pour démultiplier son influence sur la scène internationale". (source : France 5)

Pour en savoir plus,  page wiki de France 5.

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04 mai 2009

Négociations secrètes, Staline, les Nazis et l'Occident (France 3, jeudi 7 et vendredi 8 mai, 23H)

A l'occasion de l'anniversaire de l'armistice du 8 mai 1945, France 3 diffuse un docu-fiction/documentaire en deux parties (2 x 1 h 30 min) qui s’intéresse aux coulisses de la seconde guerre mondiale et aux liens bien surprenants que Staline a entretenus avec les dirigeants alliés et ennemis.  Cette collection documentaire a été écrite, réalisée et produite par Laurence Rees, réalisé par  Andrew Williams [coproduction : BBC - KCET Hollywood - France Télévision].

Avec : Aleixei Petrenko (Joseph Staline), Bob Gunton (Franklin Roosevelt), Paul Humpoletz (Winston Churchill)

staline

Présentation de France 3 : "Grâce à des archives et des documents récemment mis à jour en Allemagne, Grande-Bretagne, Russie, Pologne et États-Unis, les véritables conversations et rencontres secrètes que Staline a menées avec Roosevelt, Churchill et Hitler, sont ici reconstituées de manière très fidèle. Des archives encore inédites, et des témoignages exclusifs, comme ceux de quelques membres de la police secrète de Staline, qui n’avaient jamais parlé devant une caméra, viennent s’ajouter aux scènes reconstituées. Comportant des révélations majeures sur les grandes décisions prises pendant la Deuxième Guerre mondiale, de part et d’autre des lignes de combat, cette série documentaire montre ce qui s’est réellement passé derrière les portes fermées du bureau de Staline, et qui a déterminé la suite de l’histoire du monde".

Voir la bande annonce (site France 3)

JEUDI 7 MAI - PREMIERE PARTIE : 1939 - 1943

En 1939, moins de deux semaines avant le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale, le ministre des Affaires étrangères de l’Allemagne nazie, Joachim von Ribbentrop, se rend en Union Soviétique pour négocier un accord avec Staline. La signature d’un pacte de non-agression entre l’Allemagne et l’Union soviétique en surprend plus d’un, les communistes soviétiques autant que les fascistes allemands. Dans une tentative de satisfaire son allié secret, Staline donne alors aux Nazis une base dans le nord de l’Union Soviétique pour les aider à faire une traversée navale clandestine vers le Pacifique.

Pourtant, en juin 1941, avec l’offensive allemande contre l’Union soviétique, Staline se tourne vers un nouvel allié, Winston Churchill...

Articulé autour d’entretiens exclusifs avec des vétérans survivants d’origine russe, polonaise, américaine et britannique et basé en partie sur des recherches uniques et approfondies sur les archives russes récemment ouvertes, cette première partie illustre le lien subtil et souvent périlleux qui a scellé l’alliance entre l’Ouest et Staline. En 1943, ce lien est profondément ébranlé par la découverte par les Allemands des fosses communes des officiers polonais massacrés par Staline à Katyn en 1940 ; un crime que Staline va cacher à ses Alliés.

VENDREDI 8 MAI - DEUXIEME PARTIE : 1943 - 1945

En 1944, les Soviétiques commencent à reprendre le territoire de Pologne orientale qu’ils avaient occupé trois ans auparavant.
Les Alliés occidentaux décident de négocier avec Staline sur l’avenir de la Pologne.
Les Britanniques mettent en place des actions politiques. En laissant à Staline ce qu’il souhaite, à savoir les territoires de l’Est de la Pologne, Churchill pense qu’il sera ensuite plus coopératif pour la mise en place d’un gouvernement indépendant pour la nouvelle Pologne.
Mais après la révélation de nouvelles atrocités soviétiques, contrairement à ce que de nombreux britanniques et américains voulaient croire, Staline apparaît comme un personnage plus impitoyable que jamais...

Grâce à des archives uniques, disponibles depuis la chute du communisme, cet épisode révèle comment et pourquoi l’alliance occidentale commence à se briser au moment où les Alliés déploient les derniers efforts qui vont les mener à la victoire (source : France3.fr).

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11 avril 2009

Einsatzgruppen, les commandos de la mort (France 2, jeudi 16 avril, 22 h 55 et jeudi 23 avril, 23 h 00)

France 2 diffuse, dans sa case "INFRAROUGE" du jeudi en 2e partie de soirée, un documentaire inédit (en deux parties, de 90' chacune) de Michaël Prazan, consacré à une Shoah méconnue, la Shoah par balles, perpétrée par les Einsatzgruppen.

La première partie du documentaire (diffusée le jeudi 16 avril), Les Fosses (juindécembre 1941), rend compte du basculement dans la violence génocidaire qui enclenche la mise en oeuvre de la « solution finale ».

La 2e partie, intitilée Les Bûchers (1942-1945), diffusée le jeudi 23 avril, retrace l'intensification du génocide et suit les tentatives d’effacement des traces et le destin des criminels jusqu’aux procès d’après guerre.

À travers des images d’archives inédites, des analyses d’historiens et surtout des récits de témoins du crime, rares survivants et leurs bourreaux, recueillis dans les pays baltes, en Ukraine, en Allemagne, en Israël et aux États-Unis, ce documentaire en deux parties révèle la réalité terrible et méconnue de l’extermination par fusillades de près d’un million et demi de juifs en Europe orientale entre juin 1941 et 1945.

 

Historien, chercheur au CNRS et directeur de l’Institut de l’histoire et du temps présent, Christian Ingrao intervient dans le film de Michaël Prazan. Il est notamment l’auteur de «Violence de guerre et génocide. Le cas des Einsatzgruppen en Russie».

Lire le dossier spécial consacré à ce documentaire par le site Télédoc (document pdf).

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25 mars 2009

Paris 1919 - Un traité pour la paix (Arte, mercredi 1er avril, 20h45)

Ce documentaire réalisé par Paul Cowan (90') présente un mélange d'archives rares (pour la plupart jamais vues) et de scènes fictionnées.

Fondé sur le travail de l'historienne Margaret MacMillan - arrière-petite-fille de David Lloyd George -, "Paris 1919" offre une plongée saisissante dans le huis clos de la conférence de la Paix.

Le récit s'appuie sur le travail d'historiens, mais aussi sur la correspondance et les journaux de plusieurs participants à la conférence. Grâce à eux, on comprend vite que faire la paix n'était pas plus facile que faire la guerre.

Paris_1919

Pour en savoir plus :

Un compte rendu de lecture de l'ouvrage de Margaret MacMillan (site persée)

Le site officiel du film "Paris 1919"

Une excellente série de documentaires sur TSR (SUISSE) diffusée en février 2009 revient sur la fin de la première guerre mondiale et le traité de paix de Versailles. L'émission du vendredi 20 février 2009 était consacrée à une rencontre avec le réalisateur Paul Cowan, l'auteur du documentaire Paris 1919.  On peut réécouter cette émission en ligne .

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06 février 2009

A droite toute (France 3, dimanche 8 février, 20h35)

La montée de l'extrême droite française de 1935 à 1939 à travers l'histoire de l'industriel Salmon, fondateur des automobiles, et de sa famille. Devant la menace que représente pour lui le Front Populaire, Salmon rejoint "la cagoule", un mouvement d'extrême droite dirigé par Deloncle. Ces hommes, tous anticommunistes et antisémites, s'organisent dans l'ombre pour renverser la République en espérant le soutien de l'armée. Mais le complot est découvert et, au ministère de l'intérieur, le directeur de cabinet Max Dormoy révèle à la presse l'existence de la conspiration...

A droite toute - Bernard-Pierre Donnadieu

Le réalisateur Marcel Bluwal déclare : "J’ai décidé de prendre à rebrousse-poil la représentation de 36 et de dire ce qui s’était passé de l’autre côté. L

es éléments de fiction sont tous inspirés de ma propre expérience et de mes souvenirs d’enfant [...] Dans le débat sur l’existence ou pas d’un fascisme français, disons que je suis plutôt du côté de Zeev Sternhell que de Pierre Milza" (source Télédoc).

Pour en savoir plus sur le débat qui mobilise les historiens sur la question du fascisme français, nous vous conseillons cet article "Retour sur le fascisme français", dont vous trouverez une critique sur le blog de Pierre Assouline.

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20 octobre 2008

Maréchal, nous voilà? (France 2, jeudi 23 octobre, 23h05)

France 2 diffusera jeudi 23 octobre (23h05) un documentaire (2008) écrit par l'historien Denis Peschanski consacré à la propagande de Vichy. Dès 1940 en effet, le maréchal Philippe Pétain a multiplié les opérations de communication afin de diffuser les principes de ce qu'il appellait la «révolution nationale». Rejet du parlementarisme, antisémitisme d'Etat et retour à la terre n'en sont que les aspects les plus connus. L'idéologie officielle du régime mis en place par Pétain n'a pas empêché le vieil homme de conserver son aura positive dans l'opinion française de l'époque.

L'historien Denis Peschanski et de nombreux témoins tentent de mettre en évidence les grands axes de la propagande pétainiste ainsi que les structures qui ont permis sa diffusion.

Le film retrace l’organisation et l’influence réelle ou supposée du système de propagande vichyste autour de la personnalité du maréchal Pétain et des principaux thèmes défendus par les tenants de la collaboration.

"Très pédagogique, le film s’appuie sur les affiches, fort nombreuses, les films d’archives des voyages de Pétain en province, ainsi que sur plusieurs témoignages d’anonymes et de moins anonymes (Simone Veil, Claude Sarraute, Emmanuel Le Roy Ladurie) qui ont vécu cette période. De l’analyse de ces documents, Denis Peschanski et Jorge Amat montrent à la fois sur quels fonds idéologiques et sur quelle symbolique reposait le « système Pétain », comment et par qui était structurée cette propagande et surtout comment elle fut reçue par «l’opinion publique » française. Leur travail rend compte de la réalité des faits évoqués, mais aussi du travail de l’historien, cet incessant aller-retour entre les questions qu’il se pose, ses hypothèses et les réponses qu’il trouve dans les sources" (Source : Télédoc - v

oir dossier du CNDP en ligne (téléchargement gratuit).

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05 octobre 2008

Le Journal d'Anne Frank (France 2, mardi 7 octobre 2àh50)

Anne Frank, dont le Journal intime tenu avant sa déportation et sa mort à Bergen-Belsen en mars 1945 est l'udes livres les plus lus au monde, est au centre d'une soirée spéciale mardi 7 octobre sur France 2.

France 2 diffuse en effet, en première partie de soirée, un téléfilm britannique (BBC, 95 mn, 2008) de Jon Jones, "Le Journal d'Anne Frank" qui reconstitue les deux années passées dans la clandestinité par la famille Frank et ses amis jusqu’à leur arrestation en août 1944.

"Adapté du journal intime  d’Anne Frank, le film relate sa vie clandestine passée dans une cachette  qu’elle a partagée avec sa famille et quatre autres personnes  de juin 1942 à août 1944, à Amsterdam. Fidèle aux écrits d’Anne, le film nous  restitue les pensées intimes  de la jeune adolescente, la  description de la vie dans l’Annexe, l’ennui et  les privations qui ponctuent les journées tandis que dehors les juifs sont arrêtés  et acheminés vers les camps de la mort. Anne Frank confie ses premiers émois amoureux, consigne ses  conflits avec sa mère, ses peurs et ses espoirs, et affirme avec certitude que son avenir s’accomplira dans  l’exercice de l’écriture. Cette vie arrêtée a pour nous la valeur d’un témoignage sur l’atrocité que fut la Shoah pour des millions de juifs" (source : Télédoc).

Selon Le Monde.fr, citant une dépêche AFP,  le "film se distingue des autres productions car il s'appuie sur les écrits du journal. Le producteur John Smithson est en effet parvenu à convaincre le Fonds Anne-Frank de lui céder les droits intégraux du texte. L'annexe, où les Frank, les Van Pels et le dentiste Fritz Pfeffer se sont cachés, a été reconstituée très fidèlement grâce à une collaboration étroite avec la Maison d'Anne Frank à Amsterdam. Chaque pièce a été reproduite à l'identique en studio, avec l'ameublement, les papiers peints et surtout l'exiguïté de l'espace. Interprété par des acteurs britanniques très convaincants, le film se veut une adaptation moderne, où Anne Frank n'est pas présentée comme une sainte mais comme une adolescente rieuse, espiègle et intelligente. "Les jeunes téléspectateurs découvriront en Anne Frank une adolescente moderne animée des mêmes préoccupations que les leurs, des mêmes frustrations. La rendre plus proche de nous, c'est aussi souligner la terrible absurdité de sa mort", explique Elinor Day, productrice".

Télérama souligne : "Il faut un sacré culot - et une louable volonté pédagogique - pour adapter à l'écran un monument tel que Le Journal d'Anne Frank. Cette tentative de reconstituer les deux années de réclusion passées par Anne Frank, sa famille et leurs amis dans une cachette pour échapper aux rafles nazies mise sur une extrême fidélité. Fidélité au texte, dont les extraits judicieusement choisis alimentent des dialogues et, surtout, le récit de la narratrice-héroïne. Fidélité à la réalité de l'Annexe (le nom donné à la cache), minutieusement reconstituée. Jusqu'à Ellie Kendrick, d'une troublante ressemblance avec Anne Franké".

Le téléfilm sera suivi de la diffusion du documentaire de Christophe Weber et Laurent Portes (2008, produit par MFP, 52 min), intitulé, "Anne Frank, l'après-journal".

Commençant au moment où finit le téléfilm, il s’appuie sur les documents d’archives – photographies, films, documents sonores, notamment des extraits d’interviews accordées par Otto Frank dans les années 1960 – et donne la parole à des témoins qui ont connu Anne et sa famille ainsi qu’à des spécialistes, pour rappeler les différents temps forts de cette histoire : le destin des occupants de l’Annexe depuis leur arrestation jusqu’à leur mort  quelques mois plus tard; le périple d’Otto Frank d’Auschwitz à Amsterdam; la difficile publication du Journal, en 1947, de la confidentialité au succès planétaire ; les remises en cause, à différentes époques, de l’authenticité du journal par les négationnistes ; les expertises effectuées afin d’authentifier les manuscrits, la dernière et la plus sérieuse ayant été menée en 1986" (souce Télédoc).

Pour prolonger cette soirée, voici quelques liens utiles :

Le site officiel de la maison d'Anne Frank (Amsterdam)

Centre de ressources Anne Frank (Cidem)

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12 septembre 2008

Le dessous des accords de Munich (Arte, mercredi 17 septembre, 21H)

Dans le cadre des "mercredis de l'histoire", Arte diffuse le 17 septembre un documentaire allemand inédit de Christine Rütten (2008, 52') sur "Les dessous des accords de Munich" dont on célèbre ce mois de septembre le 70e anniversaire.

Présentation du documentaire sur le site internet d'Arte : "À la fin des années 30, Hitler se lance dans une politique de regroupement de toutes les populations d'origine germanique. Après avoir annexé l'Autriche en mars 1938, il réclame le rattachement des Sudètes. Cette région frontalière, qui appartenait autrefois à l'Empire austro-hongrois, est habitée par plus de 3,2 millions de germanophones. Depuis 1919 et le traité de Saint-Germain-en-Laye, cette minorité est rattachée à la République de Tchécoslovaquie. L'Allemagne est prête à la guerre pour obtenir leur intégration au Reich. Le 28 septembre, Benito Mussolini, encouragé par le Premier ministre britannique Arthur Neville Chamberlain, promoteur d'une politique d'"apaisement" avec l'Allemagne nazie, propose la tenue d'une conférence internationale pour régler la question. Celle-ci se tient à Munich les 29 et 30 septembre 1938 ; y participent Hitler, Chamberlain, Mussolini et le Français Daladier. Les accords qui en résultent imposent à la Tchécoslovaquie l'annexion du territoire des Sudètes par l'Allemagne. Pour les signataires, c'est le prix à payer pour éviter une guerre européenne. À leur retour, Chamberlain et Daladier sont fêtés en héros. Léon Blum, lui, est partagé entre "un lâche soulagement et la honte". Seul Churchill s'insurge : "L'Angleterre avait le choix entre le déshonneur et la guerre. Elle a choisi le déshonneur, et elle aura la guerre." Moins d'un an plus tard, l'Allemagne nazie attaquera la Pologne et déclenchera la Seconde Guerre mondiale. Soixante-dix ans après les faits, quels enseignements tirer des accords de Munich ? Les démocraties occidentales n'auraient-elles pas dû s'opposer à l'expansionnisme du Reich ? Pourquoi avoir sacrifié la Tchécoslovaquie, un État démocratique où s'étaient réfugiés nombre de citoyens poursuivis par les nazis dans leur pays d'origine ? Christine Rütten reconstitue soigneusement l'enchaînement des faits et explique comment "l'esprit de Munich", ce mélange de pacifisme et de défaitisme, s'est imposé".

Critique de Téléobs : "Signés dans la nuit du 29 au 30 septembre 1938 par Hitler, Mussolini, Chamberlain et Daladier, les accords de Munich ?- soixante-dix ans après - n'en finissent pas d'être d'actualité. Le nom propre de la capitale bavaroise est devenu nom commun. Il désigne l'irrésolution des démocraties face aux dictatures, l'apaisement irréfléchi, le pacifisme imprudent. En 1938, lesdits accords, rappelons-le, entérinaient l'annexion par l'Allemagne du territoire tchèque des Sudètes, où vivaient 3 millions de germanophones. En d'autres termes, ils marquaient l'abandon à son triste sort de la Tchécoslovaquie démocratique par la France et l'Angleterre qui pensaient ainsi, avec un brin de candeur, apaiser Hitler et donc éviter la guerre. Pour cette raison, le spectre de Munich est convoqué chaque fois que le camp démocratique se trouve confronté aux appétits et à la détermination d'un dictateur. Le Serbe Milosevic dans les années 1990, l'autocrate irakien Saddam Hussein en 1991 et en 2003, ou encore, aujourd'hui, la Russie de Medvedev et Poutine décidée à reconstituer son «glacis» dans le Caucase, quitte à violer l'intégrité territoriale de la Géorgie. Conséquence : depuis trois décennies et demie, le souvenir de Munich ranime les mêmes débats entre les «conciliateurs» et les «va-t-en-guerre». Il arrive, il est vrai, que la honte de 1938 soit instrumentalisée pour justifier un bellicisme discutable. Qu'on songe à l'offensive américaine de 2003 en Irak.
Le documentaire de Christine Rütten est très clair et très utile. Il s'agit de «dépiauter», si l'on peut dire, les péripéties diplomatiques de l'année 1938 afin de montrer comment se met en place ce qu'on pourrait appeler l'engrenage de la lâcheté. Aux images d'époque sont ajoutés des témoignages éclairants, par exemple ceux du fils de Daladier ou des résistants tchèques de la première heure. La conviction qu'on pouvait éviter la guerre en acceptant l'abandon sacrificiel de la Tchécoslovaquie - ce que Churchill appela le «déshonneur» - paraît rétrospectivement stupéfiante. En effet, Hitler n'avait jamais fait mystère de ses intentions. Les pages de «Mein Kampf» étaient connues de tous, les violences antisémites avaient largement commencé en Allemagne, et les opposants à Hitler étaient déjà réduits à l'impuissance.
Paradoxalement, ce sont les conservateurs britanniques qui paraissent les plus imprévoyants dans cette affaire. Edouard Daladier est plus lucide, plus inquiet, plus tourmenté que Neville Chamberlain, son partenaire britannique, qui lui fait comprendre à plusieurs reprises que l'Angleterre n'entend pas se battre pour Prague. Son fils rappelle à ce sujet une anecdote significative. De retour à Paris après Munich, Daladier, de la passerelle de l'avion, aperçoit une foule de Français excités. Il est convaincu que ces gens viennent l'injurier d'avoir capitulé. Il découvre que ces gens sont là pour l'acclamer d'avoir «sauvé la paix». Entre ses dents, il ne fait qu'un seul commentaire, passé depuis lors à la postérité : «Les cons !» (source : Téléobs)

Critique de Donatien Frobert dans Telerama : "« Je n'avais jamais entendu autant de gens se taire » ; c'est ainsi qu'une journaliste praguoise décrivit, en 1939, le fatalisme du peuple tchécoslovaque. Ce mutisme fut aussi celui, lourd de conséquences, de la France et de l'Angleterre. Silence quand le Reich se réarme et lorgne sur la Tchécoslovaquie au nom du pangermanisme. Soumission, ensuite, quand Daladier et Chamberlain livrent, avec les accords de Munich du 30 septembre 1938, les Sudètes aux nazis, qui, six mois plus tard, envahiront tout le pays. Ils pensaient garantir la paix...
Plus que les coulisses de cette signature, ce documentaire s'attache à détailler le contexte et la succession d'événements qui y ont conduit. Président du Conseil, Daladier ne veut lancer aucune mise en garde forte aux nazis sans l'appui des Anglais. Mais leur Premier ministre, Chamberlain, ne veut pas s'investir dans « un conflit entre gens dont nous ne savons rien ». Le film met d'ailleurs l'accent sur la responsabilité morale portée par ce dernier, persuadé qu' « Hitler est un homme de parole », tandis que Daladier était conscient de l'inéluctable. Il est cependant dommage que rien ne vienne nuancer le témoignage du fils Daladier ou la correspondance candide de Chamberlain. Mais, après tout, que l'un ait eu plus honte que l'autre ne changea rien au sens de cet accord, ni au désespoir des Tchécoslovaques, qui, eux, savaient ce qui les attendait. [Donatien Frobert] (source : télérama)

Posté par jmguieu à 12:15 - Télévision - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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